Guide complet · 12 minutes de lecture · mis à jour en mars 2026
Un poste oublié dans le bordereau de prix, et votre offre est éliminée. Un prix sous-évalué de 15%, et vous remportez le marché à perte. Ce guide vous montre comment remplir un DPGF sans erreur.
La DPGF, décomposition du prix global et forfaitaire, détaille poste par poste le prix total d'un marché à forfait. Contrairement au bordereau des prix unitaires, elle porte des quantités. Deux erreurs suffisent à faire perdre le marché : une ligne laissée vide, qui rend l'offre irrégulière, et un total qui ne correspond pas au montant porté sur l'acte d'engagement.
Le DPGF, Décomposition du Prix Global et Forfaitaire, est un document fourni par l'acheteur public que vous devez compléter avec vos prix. Il détaille l'ensemble des prestations du marché, décomposées en postes.
Concrètement, le DPGF vous demande d'indiquer le prix unitaire de chaque poste, la quantité (souvent pré-remplie par l'acheteur), le prix total par poste et le prix global du marché. Le terme "forfaitaire" signifie que le prix proposé couvre l'intégralité de la prestation, quelles que soient les difficultés rencontrées. C'est un engagement ferme.
C'est le document le plus technique et le plus risqué de votre réponse à un appel d'offres : chaque ligne engage financièrement votre entreprise pour toute la durée du marché. Que vous répondiez à un marché de travaux, de services ou de fournitures, la logique est la même.
« Le DPGF engage : chaque ligne doit refléter un prix tenable sur toute la durée du marché, pas un prix d'appel pour gagner la note. »Retour d'expérience terrain, Entreprise de restauration collective
Le DPGF n'est pas un modèle Excel que vous fabriquez : c'est un tableur fourni par l'acheteur dans le dossier de consultation, déjà structuré, que vous complétez. Sa trame varie peu d'un marché à l'autre, et la connaître permet de voir tout de suite où se joue votre engagement.
| Colonne | Ce qu'elle porte | Qui la remplit |
|---|---|---|
| Numéro de poste | La référence de la ligne, reprise du CCTP et des plans | L'acheteur |
| Désignation | Le libellé de la prestation : ce qu'elle inclut, et ce qu'elle exclut | L'acheteur |
| Unité | m², ml, u, heure, forfait | L'acheteur |
| Quantité | La quantité estimée, fixe dans un marché à forfait | L'acheteur |
| Prix unitaire HT | Votre prix pour une unité : coûts réels, puis marge | Vous |
| Prix total HT | Quantité × prix unitaire, puis les sous-totaux et le total général | Vous |
La règle qui fait tomber le plus d'offres tient en une phrase : on ne modifie pas le fichier de l'acheteur. Ni ligne ajoutée, ni poste supprimé, ni unité changée, ni formule de total écrasée. Vous remplissez les cellules de prix, vous rendez le fichier dans le format demandé au règlement de consultation, et vous gardez la version d'origine à côté pour comparer.
Quand l'acheteur ne fournit qu'un PDF, reconstituez le tableau à l'identique dans votre tableur, colonne pour colonne et poste pour poste : ce modèle-là devient votre base de calcul, et c'est lui qu'il faut rapprocher du CCTP ligne à ligne. C'est aussi ce que fait le logiciel DPGF à l'import, que le bordereau arrive en Excel ou en PDF.
Comparaison
Le BPU (Bordereau des Prix Unitaires) est l'alternative au DPGF. Le DPGF concerne un prix forfaitaire global avec des quantités fixes estimées, utilisé pour les marchés à forfait. Le BPU repose sur des prix unitaires appliqués aux quantités réelles, utilisé pour les marchés à bons de commande.
Le DPGF présente un risque pour l'entreprise en cas de sous-estimation, tandis que le BPU implique un paiement au réel, avec moins de risque côté prestataire.
Engagement financier
Le terme "forfaitaire" est la clé. Contrairement au BPU où vous êtes payé au réel, le DPGF vous engage sur un montant fixe. Si vous sous-estimez un poste, vous absorberez la différence. C'est pourquoi chaque ligne mérite une analyse approfondie.
Un DPGF sous-estimé peut transformer un marché gagné en marché exécuté à perte. À l'inverse, un chiffrage trop élevé vous élimine de la compétition. L'exercice consiste à trouver le juste prix : compétitif mais viable sur toute la durée du contrat.
Le DPGF est le seul document où chaque ligne vous engage financièrement. Ce n'est pas un exercice de style. C'est un engagement ferme sur toute la durée du marché.
Numéro de poste, désignation, unité, quantité, prix unitaire HT, prix total HT : six colonnes à remplir, et six étapes pour les remplir sans se tromper.

Un bordereau de prix ne se lit jamais seul. Chaque ligne renvoie à un lot, à un article du CCTP, parfois à un plan. Avant de chiffrer quoi que ce soit, il faut savoir de quelle prestation parle le poste.
Dans DOAKEN : déposez l'archive du marché : les lots, les pièces et les échéances sont extraits en 5 à 10 minutes, et le bordereau est rattaché à sa consultation.

La désignation dit ce que le poste inclut, et surtout ce qu'il n'inclut pas. C'est là que se cache la prestation oubliée qui mangera votre marge pendant toute la durée du marché.
Dans DOAKEN : les exigences du CCTP sont reprises dans les blocs de conformité du mémoire : ce que vous chiffrez et ce que vous vous engagez à faire racontent la même chose.

Un prix forfaitaire vous engage fermement, quelles que soient les difficultés rencontrées. Si le marché dépasse vos capacités ou sort de votre zone, mieux vaut le savoir avant d'y passer des jours d'études de prix.
Dans DOAKEN : le marché est noté sur 100, facteur par facteur, avec ses points d'attention. Vous engagez vos études de prix en connaissance de cause.

Le bordereau ne se dépose jamais seul : acte d'engagement signé, attestations d'assurance, qualifications, attestations sociales et fiscales. Une attestation périmée fait tomber une offre pourtant bien chiffrée.
Dans DOAKEN : vos pièces sont classées par marché, obligatoires et conseillées séparées, et ce qui manque ou arrive à expiration est signalé avant le dépôt.

Main d'œuvre chargée, matériaux, transport, sous-traitance, frais généraux, aléas : le prix unitaire se construit poste par poste, avant d'y appliquer votre marge. Un poste laissé vide est réputé offert.
Dans DOAKEN : le bordereau importé en PDF ou Excel se chiffre ligne par ligne, vos prix historiques servent de repère et les écarts anormaux sont signalés. Environ 200 lignes en 15 minutes.

Aucune case vide, multiplications justes, totaux HT et TTC cohérents, aucun prix anormalement bas : la dernière relecture se fait avant l'échéance, jamais dans la dernière heure.
Dans DOAKEN : chaque marché garde son montant, ses pièces et sa date limite au même endroit. Les échéances proches remontent en tête de liste.
Le chiffrage d'un DPGF ne s'improvise pas. Chaque étape a sa logique, et les sauter revient à jouer votre marge au hasard. La méthode est celle du calcul du prix d'un marché public, appliquée ligne à ligne.
Étape 1
Le CCTP (Cahier des Clauses Techniques Particulières) détaille ce que vous devez faire pour chaque poste. Lisez-le en parallèle du DPGF pour comprendre exactement ce qui est attendu. La désignation de chaque poste définit précisément ce qui est inclus, et ce qui ne l'est pas.
Étape 2
Pour chaque ligne, estimez vos coûts : main d'œuvre (temps x coût horaire chargé), matériaux et fournitures (coût d'achat + transport), sous-traitance si applicable, frais généraux (pourcentage de vos charges de structure), et aléas (marge de sécurité pour imprévus).
Capitalisez sur vos chiffrages précédents. Une base de prix interne vous permet de gagner en précision et en rapidité, marché après marché. Les bibliothèques de prix comme Batiprix sont aussi un repère utile pour les marchés de travaux. Sur un marché long, vérifiez au CCAP la clause de révision des prix avant d'arrêter vos montants.
Étape 3 : Appliquer votre marge. Ajoutez votre marge bénéficiaire en tenant compte de votre stratégie commerciale, de l'intensité de la concurrence, de la complexité du marché et des risques identifiés. La marge n'est pas un bonus : c'est ce qui vous permet de vivre.
Étape 4 : Vérifier la cohérence. Avant de soumettre, vérifiez que tous les postes sont remplis (pas de case vide), que les calculs sont exacts, que les totaux sont cohérents et qu'aucun prix n'est anormalement bas ou haut. Une erreur de multiplication peut changer radicalement votre prix total.
Une entreprise de restauration collective (45M€ de CA) a remporté un marché de cantine scolaire à 1,2M€. Six mois plus tard, elle perdait 8% de marge parce qu'un poste "fourniture de produits bio" avait été chiffré sans intégrer la hausse saisonnière des prix.
| Critère | DPGF | BPU |
|---|---|---|
| Type de prix | Prix forfaitaire global | Prix unitaires appliqués aux quantités réelles |
| Quantités | Fixes (estimées par l'acheteur) | Variables (au réel) |
| Risque entreprise | Élevé si sous-estimation | Modéré (paiement au réel) |
| Utilisé pour | Marchés à forfait | Marchés à bons de commande |
| Engagement | Ferme et définitif | Ajustable selon volume |
Le DPGF (Décomposition du Prix Global et Forfaitaire) est un document fourni par l'acheteur public que vous devez compléter avec vos prix. Il détaille l'ensemble des prestations du marché décomposées en postes, avec les prix unitaires, les quantités et les totaux. Le terme forfaitaire signifie que le prix couvre l'intégralité de la prestation.
Le DPGF concerne un prix forfaitaire global avec des quantités fixes estimées, utilisé pour les marchés à forfait. Le BPU (Bordereau des Prix Unitaires) repose sur des prix unitaires appliqués aux quantités réelles, utilisé pour les marchés à bons de commande. Le DPGF présente un risque pour l'entreprise en cas de sous-estimation, tandis que le BPU implique un paiement au réel.
Pour remplir un DPGF : analysez le CCTP pour comprendre chaque poste, calculez vos coûts réels (main d'œuvre, matériaux, sous-traitance, frais généraux, aléas), appliquez votre marge bénéficiaire, puis vérifiez la cohérence de tous les calculs. Ne laissez jamais un poste vide car il pourrait être considéré comme offert.
DOAKEN importe votre DPGF au format PDF ou Excel, extrait automatiquement les lignes de prix et vous permet de chiffrer poste par poste. Les alertes prix comparent vos tarifs à votre historique et à l'estimation de l'acheteur. Les écarts anormaux sont signalés avant soumission. Vous gardez le contrôle, l'outil structure le travail.
Le DPGF est un document stratégique qui mérite toute votre attention. Un chiffrage précis et réfléchi vous permet de proposer un prix compétitif, de garantir votre rentabilité si vous gagnez, et d'éviter les mauvaises surprises en exécution.
Prenez le temps d'analyser chaque poste, de vérifier vos calculs, et de vous assurer que votre prix est à la fois attractif et viable. Le CCTP est votre meilleur allié pour comprendre ce que chaque ligne implique réellement.
Importez la décomposition de prix : Doaken repère les lignes vides, compare vos prix à une base de marchés attribués et signale les écarts avant le dépôt.